Pur produit de la LHC Academy, Kelyan Barry (20 ans) a vécu cet après-midi à la Vaudoise aréna un moment qu’il n’oubliera jamais. Le capitaine des U21 Elite a réalisé le rêve de tout jeune hockeyeur : inscrire son premier but dans l’élite, devant ses parents, son public et sous les couleurs du club de son cœur. Quelques instants après la rencontre, encore submergé par l’émotion, il a accepté de revenir sur ce moment unique.


Ses premiers pas avec la première équipe
« J’ai été super bien accueilli par l’équipe lorsque j’ai été rappelé à plusieurs reprises cette saison. Honnêtement, j’ai été impressionné par la gentillesse des joueurs quand je suis arrivé. Ils m’ont tous pris sous leur aile, ils m’ont aidé, conseillé. Ça m’a vraiment permis de calmer la pression lors de mes premiers matchs.
Le coach et le staff sont vraiment là pour nous. Si on a des questions, ils sont toujours disponibles et très à l’écoute. Ils prennent le temps d’expliquer les choses calmement, et ça aide énormément à gérer la pression. »
Une opportunité inattendue, vécue pleinement
« Je vis super bien mes premiers pas avec les pros. Je ne m’y attendais pas forcément cette saison, surtout après un début compliqué à cause d’une blessure avec les U21. Quand je suis revenu, quelques matchs plus tard, on m’a appelé. C’était un immense honneur.
Pour cette rencontre, je me suis entraîné toute la semaine avec l’équipe, et j’ai eu la confirmation la veille que j’allais jouer. Mais parfois, comme à Berne, je l’ai appris seulement deux heures avant le départ du bus. »


Le premier but en National League
« Je vois Bougro sur l’aile, et je me retrouve à la ligne bleue. Je me dis que j’ai de l’espace. Il a un peu de temps, donc si j’attaque le but, il peut me la glisser. C’est exactement ce qu’il se passe. Il patine, j’arrive au centre, je vais sur le goal. Il me la met. Je la touche une première fois, mais ça ne rentre pas. Puis je prends mon propre rebond… et là, ça y est. C’est vraiment arrivé.
« Sur le moment, je ne sais pas trop comment réagir. Je pars directement du côté où se trouvait ma maman. Elle était juste au-dessus du secteur de Zoug. J’ai réagi instinctivement, avec énormément d’émotions. »
Une célébration collective
« C’était impressionnant. Déjà sur le banc, ils sont tous venus me taper la main, me prendre dans leurs bras, me féliciter. Et dans le vestiaire, ils m’ont même fait un chant. »
Un moment gravé à jamais
« C’est un honneur. Il n’y a pas de meilleur mot. Je me revois petit, quand j’ai commencé le hockey ici, à venir voir les matchs, à vivre la promotion en Ligue A. Je me vois encore dans les tribunes, dans le kop ou en place assise, à chanter, à encourager l’équipe et à célébrer chaque but comme si j’étais sur la glace. Aujourd’hui, c’était moi. »
